1 Français sur 5 souffre d’insomnie
Indispensable au fonctionnement métabolique et au développement cérébral, le sommeil est souvent perturbé. Selon une enquête menée en 2009 par l’Institut du sommeil et de la vigilance, 20 à 30 % de la population se plaint de troubles du sommeil, dont 15 à 20 % d’insomnie modérée et 10 % d’insomnies sévères. L’insomnie sévère est caractérisée par des problèmes d’endormissement ou des réveils nocturnes plusieurs nuits par semaine et pendant des mois. La somnolence diurne excessive affecte quant à elle 8 % de la population.
Très courante, l’insomnie regroupe plusieurs troubles : un sommeil de mauvaise qualité avec des difficultés d’endormissement, des réveils multiples ou trop précoces le matin. Cela retentit sur la qualité de la vie quotidienne avec l’apparition de conséquences telles que la fatigue, l’irritabilité, des troubles de l’humeur de la mémoire ou de la concentration. De plus, les risques de développer des lacunes de vigilance, d’apprentissage ou du surpoids sont multipliés.
L’insomnie peut être passagère ou chronique, c’est-à-dire avec des manifestations 3 nuits par semaine durant au moins un mois. Les causes sont multiples : stress, environnement, problème de santé (douleurs, difficultés respiratoires, apnée du sommeil…).
1 Français sur 5 souffre d’insomnie
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Pas de médicament en grande surface!!!!!!
Verra t'on cela dans les années à venir? Ces dernières semaines, le gouvernement envisage d'autoriser la vente des médicaments non soumis à prescription obligatoire dans la grande distribution.
Nous ne sommes pas responsables de toutes les augmentations de prix: Les déremboursements ne sont pas décidés par nous, l'augmentation de la TVA des médicaments non plus: la TVA de la presse en ligne est de 2,1%, celle des médicaments non remboursables est de 10%. Elle a augmenté de presque 200% ces dernières années. De plus, les médicaments remboursables ont toujours baissé de prix (le Doliprane 500mg cp ® est passé de 15 francs en 1993 à 2,02 euros (équivalent à 13,25 francs) en 2014, l'aspirine 1000 mg UPSA ® de 24,40 francs en 1993 à 3,57 euros (équivalent à 20,42 francs) en 2014). Enfin, les déremboursements réduisant drastiquement les ventes d'un médicament, le prix de revient augmente naturellement, c'est le mécanisme que l'on retrouve dans tous les domaines. Nous ne sommes pas responsables des déremboursements.
De plus, rien ne garantit que la grande distribution n'augmentera pas les prix une fois qu'elle aura obtenu ce quelle souhaite.
Nous sommes une profession en perpétuelle évolution: La carte vitale, l'informatisation, les alertes sanitaires (en temps réel au niveau national), le dossier pharmaceutique (contrôle des redondances et interactions médicamenteuses), le tiers-payant (sécurité sociale et mutuelle), les nouvelles missions de suivi des patients sous AVK anticoagulants, des patients asthmatiques, le développement des génériques, etc.. sont parmi les grandes évolutions et révolutions qu'a mené l'ensemble de notre profession.
Plus de revenus pour l'Etat, moins de remboursements pour vous. Plus de médicaments dans les supermarchés signifie que les médicaments rentreront dans une logique de consommation comme tout autre produit. A terme la consommation augmentera (poussée par la communication infaillible de la grande distribution), ainsi que l'automédication (avec une augmentation des revenus de TVA au passage). Les déremboursements n'étant certainement pas terminés, cela fera moins de dépenses pour l'assurance maladie, et le passage à une TVA de 10% rapportera plus dans les caisses de l'état. Et c'est bien le consommateur qui payera.
Quelles conséquences pour le patient? L'augmentation de la consommation dans la grande distribution, augmentera le risque d'être mal informé, mal conseillé. Les médicaments peuvent être sans ordonnance obligatoire mais ne sont pas sans risque. Certains donnent des troubles hépatiques, gastro-intestinaux, parfois des symptômes plus graves, convulsions, etc..., ou encore sont incompatibles avec des traitements sur ordonnance obligatoire. Cette automédication non contrôlée est dangereuse. Dans tous les pays où elle existe, le nombre d'accidents liés à des médicaments a explosé. Certains pays font même machine arrière, comme la Suède.
Le saviez vous? Combien de gramme de paracétamol peut on prendre par jour, à quelle fréquence? La notice ne suffit pas forcement à donner la réponse car elle ne tient pas compte de ce que vous pouvez acheter à côté, ni de ce que vous pouvez avoir à la maison. Vous avez du doliprane pour votre mal de tête, mais vous avez un rhume que vous soignez avec un autre médicament. Ils contiennent presque tous du paracétamol, il y a un grand risque que vous fassiez un surdosage en paracétamol, avec les problèmes hépatiques qui s'ensuivent.
La perte de l'indépendance financière des officines, aujourd'hui garante du conseil adapté à la bonne personne, au bon moment, augmentera la dépendance des pharmacies de demain par rapport aux grands groupes dont les moyens de pression sont sans équivalent. Le jour où un groupe de grande distribution met la main dessus, son seul intérêt sera l'exclusive augmentation des ventes et de la rentabilité, sans considération aucune pour votre santé.
Aujourd'hui, de nombreuses pharmacies sont en difficultés financières. Vous ne le savez peut-être pas, mais une pharmacie ferme tous les 3 jours en France, avec les conséquences connues dans tous les domaines, licenciements de pharmaciens et de préparateurs, qui n'ont aucun équivalent dans un autre métier. La fragilité financière de ces officines est due à de nombreux facteurs: l'Etat impose une baisse de chiffre d'affaire par la baisse imposée des prix des médicaments, le développement des génériques moins chers, le déport des ventes des articles de parapharmacie en grande surface, etc...
Ces difficultés entrainent déjà une destruction du réseau de pharmacies au niveau national. Le passage des médicaments sans ordonnance obligatoire dans la grande distribution fragiliserai encore plus les pharmacies et accélérerai la disparition de nombreuses d'entre elles. Chaque citoyen devra donc faire plus de distance pour trouver une pharmacie, lieu de délivrance des médicaments, mais aussi des premiers soins aux blessés, etc... Mais tout le monde n'a pas la possibilité de se déplacer facilement. Vous faites déjà des kilomètres pour trouver un médecin, demain, vous pourriez faire des kilomètres pour trouver une pharmacie.
Ce risque de disparition du réseau officinal et service de proximité apporté par les pharmacies à la population est réel.
Pour toutes ces raisons, le médicament ne doit pas aller en grande surface! Si vous pensez que le médicament n'est pas un bien de consommation comme un autre, vous pouvez venir signer une pétition dans votre pharmacie, la plupart des officines l'ont à votre disposition.
Soutenez vos pharmacies de quartier! Ne les laissez pas disparaitre!
Attention aux autotests VIH!!!!
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde le grand public contre les autotests de dépistage du VIH actuellement disponibles sur Internet.
Il n'existe actuellement aucun autotest disponible à la vente. Ils sont en cours d'essai.
Ce sont donc des tests illégaux, sans aucune garantie de fiabilité. Le seul test fiable reste donc la prise de sang.
N’arrêtez pas vos traitements!!!
Depuis quelques temps, sur fond de polémique parfaitement bien orchestrées par les médias (qui je vous le rappelle gagnent beaucoup d'argent en dramatiser les choses pour vous scotcher à l'écran), de nombreux patients ont pris la décision d'arrêter leurs traitements.
Ne faites pas ça!!!!! Parlez en d'abord à votre médecin ou à votre pharmacien.
On n'arrête pas un traitement médicamenteux sans avis médical, tous les médicaments ne peuvent s'arrêter d'un coup. Arrêter un traitement peut être parfois plus dangereux de ne pas le prendre.
La médecine, c'est un rapport bénéfice/risque: on prend un risque en espérant que le bénéfice soit supérieur. Voila ce qu'est une prise en charge thérapeutique. Voila ce à quoi pense votre médecin et votre pharmacien (professionnels de santé qui vous connaissent, vous et pas le voisin) lorsque l'un prescrit un traitement, ou que l'autre vous donne un conseil.
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Tiers payant contre générique
C'est avec les récentes nouvelles dispositions de la sécurité sociale, Les modalités de prise en charge Des médicaments par les pharmacies ont changé. Ce n'est pas une nouvelle législation, mais l'application stricte de la législation de 2006.
À l'époque, est législation prévoyait un cadre strict de l'utilisation de la mention non substituables des médecins. Mais, pour ne pas perdre de clients, les pharmaciens ont toujours laisser le choix aux malades. Quant aux médecins, ils ont pris l'habitude de ne plus rien noté. Ni les posologies, ni les mentions obligatoires. Ce laxisme, a provoqué une concurrence déloyale entre les pharmaciens.